Ressources pédagogiques

La Fraternité, approche générale :

« On ne naît pas fraternel, on le devient » : entretien avec Abdennour Bidar

Liberté, Egalité, Fraternité Une devise d’inspiration républicaine et socialiste revendiquée par le Français d’aujourd’hui. http://www.gauchemip.org/spip.php?article1890

En pédagogie, la fraternité serait-elle de ce monde ?Jean Houssaye, professeur en sciences de l’éducation à l’université de Rouen. http://www.cahiers-pedagogiques.com/En-pedagogie-la-fraternite-serait-elle-de-ce-monde%E2%80%89

 

Éduquer à la fraternité : entre le Charybde de la moralisation et le Scylla du kitsch par Stéphanie Péraud-Puigségur. Texte initialement publié dans l’ouvrage L’idée de valeur en éducation, Paris, Hermann, 2016.

 

Le printemps de la fraternité Marcel David ,Paris, Aubier, 1992, 398 p.

De même que la Sociale fut une femme de chair et d’os peuplant les rêves des républicains du XIX ème siècle, de même la Fraternité est devenue la compagne de Marcel David, dont il fait la biographie en trois volumes : la naissance et l’adolescence, c’était Fraternité et révolution française en 1987. Dans ce numéro des A.H.R.F., Marcel David parle de la croissance contrariée sous l’Empire. L’âge de la maturité resplendissante fait l’objet de ce livre. Lequel fut immédiatement suivi de l’histoire du vieillissement accéléré par la promotion d’une nouvelle venue : la solidarité (Le Fondement du Social, Paris, Anthropos, 1993). Il appartenait à notre revue de s’attacher plus particulièrement à observer comment Marcel David repère ce que dans son âge quarante-huitard la Fraternité a gardé de son enfance nourrie du lait de la grande Révolution. A vrai dire, tout ou presque tout, mais naturellement assimilé, décanté en un demi- siècle d’une dure expérience. M. D. rappelle au début de ce deuxième livre les enseignements du premier. La Fraternité avait eu sous la Révolution une double, voire une triple personnalité : Fraternité ouverte, tolérante et se voulant le principe de la cohésion sociale ; Fraternité de combat (nullement absente de lapremière : les fédérations qui conduisent à la Fédération étaient offensives) se dédoublant en Fraternité jacobine, politique et citoyenne, et Fraternité populaire, sociale et égalitaire, l’une comme l’autre excluant de la communauté fraternelle les ennemis de la Révolution. M. D. avait montré que la connivence de cette fraternité-là avec la mort (La Fraternité ou la Mort) n’avait pas été aussi évidente que ses ennemis l’en accusaient, mais il n’empêche qu’elle était sur la défensive. Si bien que lorsqu’en 1830 un régime temporairement plus libéral lui permet de resurgir, elle tient à se démarquer de cette connivence, mais en même temps ne renie aucune de ses origines. Le classement à droite de la charité chrétienne et au centre droit de la philanthropie laïque favorise la promotion de la Fraternité comme valeur centrale de l’idéologie républicaine elle-même fière de ses origines révolutionnaires. Marcel David montre de façon convaincante comment la Fraternité de 1848 s’est substituée à la Vertu dans cette position. Mais en 1848 la Fraternité comme en 1793 la Vertu avaient ceci de commun qu’elles étaient des constructions intellectuelles imposées de l’extérieur à un peuple de « frères » (naguère un peuple « vertueux ») qui n’aurait qu’à laisser parler son cœur pour se reconnaître comme tel. Concurremment avec des conceptions plus populaires ou plus archaïques de la Fraternité, ou déjà avec des conceptions encore plus intellectuelles mais contiguës du socialisme et du communisme, ce furent les historiens de la Révolution française qui jouèrent le plus grand rôle dans la production de cette Fraternité républicaine, et ce d’autant plus facilement que tous étaient fortement mystiques, d’une religiosité chrétienne, déiste ou laïque. Le manuel quasi officiel pendant le court temps du gouvernement provisoire, de Renouvier, identifiait carrément Fraternité, République et Révolution. Naturellement, la Fraternité, comme la Vertu jacobine, ne parvint pas à submerger les contradictions de la réalité sociale et politique : mais celles-ci s’exprimèrent elles- mêmes volontiers dans le vocabulaire de la Fraternité. Resurgit de même la dialectique de la Fraternité et du patriotisme (la Fraternité aux limites de la Nation ou à celles de l’Humanité tout entière?). On connaît le verdict sans appel de Marx quant aux illusions de la Fraternité quarante-huitarde. Marcel David n’ignore en rien la force de ces sarcasmes. Ils ne l’empêchent pas, et on le comprend, de garder toute sa tendresse pour la belle. François Hincker.

 

Des activités concrètes pour faire vivre la Fraternité en classe

 

Des livres, des films, des œuvres pour aborder la Fraternité avec les élèves

 

Le travail de l’oral / du débat en classe au service de la Fraternité

http://www4.ac-nancy-metz.fr/ia54-circos/ientoul/spip.php?article1722

 

En savoir plus :

 

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